Guide
Quel onduleur choisir pour protéger son matériel des coupures

Calculer la puissance dont vous avez besoin, comprendre l’autonomie annoncée et éviter l’onduleur qui grille le matériel qu’il devait protéger.
1. Additionnez ce que vous voulez vraiment tenir
La première erreur est d’acheter un onduleur « pour la maison » sans savoir ce qu’il alimentera. Faites la liste des appareils à protéger et relevez leur puissance, inscrite au dos ou sur le bloc d’alimentation.
Ajoutez ensuite 30 % de marge. Un onduleur qui tourne en permanence à sa limite chauffe, vieillit vite, et sa batterie perd sa capacité en quelques mois.
- Box internet et routeur : 10 à 20 W — l’usage le plus rentable, pour quelques milliers de francs.
- Téléviseur LED de 43 à 55 pouces : 60 à 120 W.
- Ordinateur portable : 45 à 90 W · ordinateur de bureau avec écran : 200 à 400 W.
- Réfrigérateur : 150 à 350 W en marche, mais deux à trois fois plus au démarrage du compresseur.
À vérifier avant d’acheter
Un onduleur « 1500 VA » ne délivre pas 1500 watts. Multipliez les VA par 0,6 pour obtenir la puissance réelle : 1500 VA ≈ 900 W. C’est sur ce chiffre-là qu’il faut raisonner.
2. Autonomie : ce que le chiffre annoncé ne dit pas
L’autonomie dépend de la batterie, pas de la puissance. Un même onduleur tiendra quinze minutes sur un ordinateur de bureau et six heures sur une box internet.
Les autonomies affichées en magasin correspondent presque toujours à une charge légère. Demandez l’autonomie pour *votre* charge, pas l’autonomie maximale.
3. Le point que la plupart des acheteurs ignorent
Beaucoup d’onduleurs d’entrée de gamme produisent un courant dit « pseudo-sinusoïdal ». Cela convient à un éclairage ou à une box, mais fait chauffer les moteurs et certaines alimentations.
Pour un réfrigérateur, un climatiseur ou une pompe, exigez un onduleur à sortie sinusoïdale pure. Un onduleur mal choisi n’est pas seulement inefficace : il abîme lentement l’appareil qu’il devait protéger.
4. Onduleur, stabilisateur ou groupe : ils ne font pas la même chose
Ces trois équipements sont souvent confondus alors qu’ils répondent à des problèmes différents. Beaucoup de foyers en installent un seul là où il en faudrait deux.
- Le stabilisateur corrige une tension trop basse ou trop haute, mais ne prend pas le relais pendant une coupure.
- L’onduleur prend le relais instantanément, le temps d’éteindre proprement ou de passer le creux.
- Le groupe électrogène couvre les longues coupures, mais démarre en quelques secondes — d’où l’intérêt de garder un onduleur devant les appareils sensibles.